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17 & 18 mars

Je suis tombé - via silence and sounds - sur la musique hyper sophistiquée néo-classique post-punk (?) de Leya. ce mélange de klaus nommi et de minimalisme new yorkais et de peau nue dont on sait pas si ça flotte ou ça poisse. c'est un peu comme une orgie au ralenti si tu veux.  tiens écoute, c'est ici. https://leya.bandcamp.com/ je ne sais pas si j'aimerai encore demain... depuis quelques années les albums que je réécoute sont rares (sauf ceux que j'ai en vinyl que je surexploite). Hier soir avec du vin rouge (c'est une musqiue à vin rouge) ça me semblait décrire le comique de l'existence, en général... mais sous confinement en particulier. ça me semblait insister sur l'absurde du moment...  Nos petites fenêtres à nos monades. le cyberespace devenu le seul espace public. c'est vrai que c'est un reve de gouvernement autoritaire, mais contrairement aux Klein et autres je ne pense pas que le grand capital soit ravi de cette situation. Nous allons ...

16 mars

J’ai travaillé un peu le matin, avec YA... on avait une dead line à 13h. lui à Marseille avant de prendre le dernier train pour rentrer en suisse (il pourra pas aller jusque Berlin, la frontière est fermée....), moi d'ici. J’étais très fatigué ce lundi 16 mars. Je payais encore mon week-end, où j’ai fait tout ce qu’il ne fallait pas faire. Notamment prendre de la drogue/me saouler avec des amis à la maison et ensuite passer la nuit chez E, qui revenait de France, peut-être chargée en horreurs cosmiques coronaiques. Vendredi soir nous avions aussi mangé au resto avec A, et je me sentais presque sale. C'est fou comme vendredi soir me parait déjà loin, comme déjà un temps de l'innocence - bon une innocence  blessée mais pas encore totalement souillée. Le pizzaiolo a-t-il touché ma pizza après son passage au four ? Et la vaisselle ? La table ? Combien de personnes ont mangé sur cette chaise avant moi ? Ont-elles postillonné, ai-je un résidu sur mon pantalon ? Vais-je le ramene...