17 & 18 mars
Je suis tombé - via silence and sounds - sur la musique hyper sophistiquée néo-classique post-punk (?) de Leya. ce mélange de klaus nommi et de minimalisme new yorkais et de peau nue dont on sait pas si ça flotte ou ça poisse. c'est un peu comme une orgie au ralenti si tu veux. tiens écoute, c'est ici. https://leya.bandcamp.com/
je ne sais pas si j'aimerai encore demain... depuis quelques années les albums que je réécoute sont rares (sauf ceux que j'ai en vinyl que je surexploite). Hier soir avec du vin rouge (c'est une musqiue à vin rouge) ça me semblait décrire le comique de l'existence, en général... mais sous confinement en particulier. ça me semblait insister sur l'absurde du moment... Nos petites fenêtres à nos monades. le cyberespace devenu le seul espace public. c'est vrai que c'est un reve de gouvernement autoritaire, mais contrairement aux Klein et autres je ne pense pas que le grand capital soit ravi de cette situation. Nous allons voir ses développements, mais six mois comme ça et plus aucun dogme ne tiendra... reviendra-t-on en arrière, business as usual ensuite ? en fait le temps parait déjà si long. la plongée dans ce darkness est déjà si forte, que je ne crois pas être capable de me projeter dans un "retour au réel". et quel réel ? on va continuer à acheter desproduits manufacturés à l'autre bout du monde ensuite ? et à déléguer la fabrication d'ibuprofène en Chine ? j'ai l'espoir que la division internationale du travail ne s'en remettra pas. je considérerais comme une trahison des élites la non imposition de barrières douanières au niveau européen ensuite. les paysans qui vont nous nourir, aura-t-on le droit de les remettre dans la merde et de leur imposer des prix "concurentiels" qui sont je le rappelle des construcitons politiques ? Bref. l'économie doit rétrécir ou on en crèvera tous. sur le plan des "biocapacités" et de leur usage la normalité de notre vie de tous les jours d'avant COVID est PLUS mortifère que cet isolement. Pardon pour le sermon.
Les caissiers sont des héros. Angela M l'a dit hier et ça faisait du bien. Je pense qu'ils vont peu à peu refuser de bosser, ceux qui peuvent se le permettre- ou exiger des augmentations. Je pense aussi que l'industrie agroalimentaire avec ses employés sous payés ne tiendra pas à faire le soutier de l'ombre très longtemps. Je me demande si l'armée va envoyer des soldats aux champs ou aux entrepots. ou des citoyens testés... ah je me vois bien faire un service de qq jours à ramasser des patates dans le brandenbourg... je n'aurai rien contre. Avant-hier j'ai appris que mon MRT (scan) pour ma sciatique était reporté... avancé au lendemain, cad hier, déplacé à l'autre bout de la ville pour alléger l'hopital ou je devais le faire. pas le choix : j'ai du prendre le métro (je ne peux pas faire de vélo dans mon état, c'était à plus de 10 bornes...). ça m'a angoissé pas mal tout le 17 mars et puis finalement le métro était clairsemé. le kurfurstendamm vide. les médecins gentils avec fort accent berlinerisch (le jut à la place de gut). du contact humain obligatoire. je crois que j'ai appris à ne plus me toucher le visage. et puis là bas ils avaeint des tonnes de savons désinffectant. donc j'ai l'impression d'avoir été safe. maintenant je change de pantalon tous les jours pour laisser le virus crever, de même avec les clefs, un trousseau par jour... - je nettoie mes fruits et légumes et tous les produits, avec du savon même (du moins ceux qui s'épluchent). la psychose continue donc à monter. mais calmement. je fais mon chi qong. MJ a lu mon william morris et m'a déchiré. je l'ai envoyé trop tot. l'histoire de ma vie. heureusement que je ne l'ai pas envoyé à des éditeurs. bon mais c'est un mal pour un bien, je crois que je sais maintenant comment sauver ce texte. écrire sur la révolution spéculée, ou sur une révolution fictive, me semble de toute façon dérisoire. le monde se charge de la révolution. rien ne sera comme avant. et même si il faudra peut etre la faire quand même, très probablement, l'ennemi aura changé. sera-til plus "chinois" ou plus "américain" on en sait encore rien....
Je me remets à la musique. je vais quand meme finir mon non-roman "sécession de saint etienne". je crois, mais j'ai du mal à bosser dessus. j'arrive pas à lire. je regarde des séries pour rester vide. en fait seul l'actulalité a le moindre sens pour le moment. la musique aussi. elle me semble faire particulièrement sens dans une situation où le sens s'envole, disparait de notre capacité à l'embrasser.
Eu des nouvelles de M. qui écrit un film de dance type dirty dancing. c'est une idée. total escapism. l'heure de relire Game of thrones pour la 8e fois ? je repousse, je le ferai uniquement si la situation perdure trop, mais c'est une option... je devrais essayer de passer un diplome Mooc, profiter de cette solitude pour me former et resortir de tout cela solide comme le roc, mais je ne pense pas pouvoir faire mieux que du joujou avec le son. Quelque chose en sortira peut être. j'aime beaucoup mes trois derniers morceaux. Mathias m'a même dit que c'était du génie. Mathias est un bon ami. Après il a d'ailleurs admis les avoir écouté bourré. Hier après mon retour du scan j'ai vu A. dans l'après midi. on a marché en parallele l'un de l'autre à un bon mètre. c'est pas interdit ici.... on n'a à peu près parlé que de la situation et de comment s'occuper. A est domina. Elle prend un cours pour devenir domina online. je suppose qu'i faut bien que l'activité continue. Certains cercles partouzards organisent d'ailleurs des sessions de mastrubation collective en vidéo cconférence. Je trouve parfois les êtres humains merveilleux. les rues étaient semi vides mais les parcs pleins. a quel point qu'a treptower park nous avons biffurqué vers le Süd-Neukölln qui est toujrous très brut. les vieux batiment DDR de treptow puis les immenses entrepots industriels, les "colonies" de jardins ouvriers, les grandes tours, leur putain d'autoroute 100 en construciton aumilieu de tout cela. c'était finalement cent fois plus plaisant que ce putain de parc ou les gens font comme si de rien n'était. des enfants qui jouent avec d'autres enfants... bon je vais pas faire la leçon. Angela ne frappe pas du poing sur la table et je continue à trouver tout le monde irresponsable sauf moi - alors que probablement nous n'aurions pas du sortir ainsi. même si je ne crois pas que nous nous soyons mis en danger, je ne peux pas le garantir 100%. idem à chaque fois que je vais faire des courses... cette insécurité permanente produit l'état de sidération qui empêche l'écriture. je devrais ptet essayer la poésie. ou le pur escapism. tout encore une fois ce qui ressemble à de la musique.
je ne sais pas si j'aimerai encore demain... depuis quelques années les albums que je réécoute sont rares (sauf ceux que j'ai en vinyl que je surexploite). Hier soir avec du vin rouge (c'est une musqiue à vin rouge) ça me semblait décrire le comique de l'existence, en général... mais sous confinement en particulier. ça me semblait insister sur l'absurde du moment... Nos petites fenêtres à nos monades. le cyberespace devenu le seul espace public. c'est vrai que c'est un reve de gouvernement autoritaire, mais contrairement aux Klein et autres je ne pense pas que le grand capital soit ravi de cette situation. Nous allons voir ses développements, mais six mois comme ça et plus aucun dogme ne tiendra... reviendra-t-on en arrière, business as usual ensuite ? en fait le temps parait déjà si long. la plongée dans ce darkness est déjà si forte, que je ne crois pas être capable de me projeter dans un "retour au réel". et quel réel ? on va continuer à acheter desproduits manufacturés à l'autre bout du monde ensuite ? et à déléguer la fabrication d'ibuprofène en Chine ? j'ai l'espoir que la division internationale du travail ne s'en remettra pas. je considérerais comme une trahison des élites la non imposition de barrières douanières au niveau européen ensuite. les paysans qui vont nous nourir, aura-t-on le droit de les remettre dans la merde et de leur imposer des prix "concurentiels" qui sont je le rappelle des construcitons politiques ? Bref. l'économie doit rétrécir ou on en crèvera tous. sur le plan des "biocapacités" et de leur usage la normalité de notre vie de tous les jours d'avant COVID est PLUS mortifère que cet isolement. Pardon pour le sermon.
Les caissiers sont des héros. Angela M l'a dit hier et ça faisait du bien. Je pense qu'ils vont peu à peu refuser de bosser, ceux qui peuvent se le permettre- ou exiger des augmentations. Je pense aussi que l'industrie agroalimentaire avec ses employés sous payés ne tiendra pas à faire le soutier de l'ombre très longtemps. Je me demande si l'armée va envoyer des soldats aux champs ou aux entrepots. ou des citoyens testés... ah je me vois bien faire un service de qq jours à ramasser des patates dans le brandenbourg... je n'aurai rien contre. Avant-hier j'ai appris que mon MRT (scan) pour ma sciatique était reporté... avancé au lendemain, cad hier, déplacé à l'autre bout de la ville pour alléger l'hopital ou je devais le faire. pas le choix : j'ai du prendre le métro (je ne peux pas faire de vélo dans mon état, c'était à plus de 10 bornes...). ça m'a angoissé pas mal tout le 17 mars et puis finalement le métro était clairsemé. le kurfurstendamm vide. les médecins gentils avec fort accent berlinerisch (le jut à la place de gut). du contact humain obligatoire. je crois que j'ai appris à ne plus me toucher le visage. et puis là bas ils avaeint des tonnes de savons désinffectant. donc j'ai l'impression d'avoir été safe. maintenant je change de pantalon tous les jours pour laisser le virus crever, de même avec les clefs, un trousseau par jour... - je nettoie mes fruits et légumes et tous les produits, avec du savon même (du moins ceux qui s'épluchent). la psychose continue donc à monter. mais calmement. je fais mon chi qong. MJ a lu mon william morris et m'a déchiré. je l'ai envoyé trop tot. l'histoire de ma vie. heureusement que je ne l'ai pas envoyé à des éditeurs. bon mais c'est un mal pour un bien, je crois que je sais maintenant comment sauver ce texte. écrire sur la révolution spéculée, ou sur une révolution fictive, me semble de toute façon dérisoire. le monde se charge de la révolution. rien ne sera comme avant. et même si il faudra peut etre la faire quand même, très probablement, l'ennemi aura changé. sera-til plus "chinois" ou plus "américain" on en sait encore rien....
Je me remets à la musique. je vais quand meme finir mon non-roman "sécession de saint etienne". je crois, mais j'ai du mal à bosser dessus. j'arrive pas à lire. je regarde des séries pour rester vide. en fait seul l'actulalité a le moindre sens pour le moment. la musique aussi. elle me semble faire particulièrement sens dans une situation où le sens s'envole, disparait de notre capacité à l'embrasser.
Eu des nouvelles de M. qui écrit un film de dance type dirty dancing. c'est une idée. total escapism. l'heure de relire Game of thrones pour la 8e fois ? je repousse, je le ferai uniquement si la situation perdure trop, mais c'est une option... je devrais essayer de passer un diplome Mooc, profiter de cette solitude pour me former et resortir de tout cela solide comme le roc, mais je ne pense pas pouvoir faire mieux que du joujou avec le son. Quelque chose en sortira peut être. j'aime beaucoup mes trois derniers morceaux. Mathias m'a même dit que c'était du génie. Mathias est un bon ami. Après il a d'ailleurs admis les avoir écouté bourré. Hier après mon retour du scan j'ai vu A. dans l'après midi. on a marché en parallele l'un de l'autre à un bon mètre. c'est pas interdit ici.... on n'a à peu près parlé que de la situation et de comment s'occuper. A est domina. Elle prend un cours pour devenir domina online. je suppose qu'i faut bien que l'activité continue. Certains cercles partouzards organisent d'ailleurs des sessions de mastrubation collective en vidéo cconférence. Je trouve parfois les êtres humains merveilleux. les rues étaient semi vides mais les parcs pleins. a quel point qu'a treptower park nous avons biffurqué vers le Süd-Neukölln qui est toujrous très brut. les vieux batiment DDR de treptow puis les immenses entrepots industriels, les "colonies" de jardins ouvriers, les grandes tours, leur putain d'autoroute 100 en construciton aumilieu de tout cela. c'était finalement cent fois plus plaisant que ce putain de parc ou les gens font comme si de rien n'était. des enfants qui jouent avec d'autres enfants... bon je vais pas faire la leçon. Angela ne frappe pas du poing sur la table et je continue à trouver tout le monde irresponsable sauf moi - alors que probablement nous n'aurions pas du sortir ainsi. même si je ne crois pas que nous nous soyons mis en danger, je ne peux pas le garantir 100%. idem à chaque fois que je vais faire des courses... cette insécurité permanente produit l'état de sidération qui empêche l'écriture. je devrais ptet essayer la poésie. ou le pur escapism. tout encore une fois ce qui ressemble à de la musique.
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